Gagne, Gaël, ce combat périlleux
Déclenche tes coups de savate,
Et laisse-moi admirer ton beau jeu,
Mêlé de défense et de gratte.
Lorsque Roger te fera à loisir
Redresser son chip diabolique,
Et visiter le court à en mourir,
Qu’il tordra ton corps élastique,
Tu le vaincras en esprit. Ton regard,
Comme un coup droit, glorieux esthète,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Mais, des pieds jusques à la tête,
Tu décevras, et ton profond chagrin,
Baignera le central demain.


















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